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L'installation d'un poêle à pellets

installation d'un poêle à granulés

Un poêle à granulés s'installe facilement, mais pas n'importe comment. Le conduit de fumée, l'arrivée d'air et les distances de sécurité obéissent à des règles précises, dont dépendent la sécurité du logement et la validité de l'assurance.

Conduit de fumée d'un poêle à pellets

C'est l'élément qui décide de la faisabilité et d'une grande part du coût.

Deux configurations existent. Le raccordement à un conduit existant, qui doit alors être tubé avec un tubage rigide ou flexible adapté aux granulés, résistant à la condensation acide. Le diamètre est généralement de 80 ou 100 millimètres.

Ou la création d'un conduit neuf, en isolé double paroi, sortant en toiture ou en façade puis remontant.

La règle de base impose une sortie au-dessus du faîtage, ou au minimum 40 centimètres au-dessus de toute partie de construction distante de moins de huit mètres. Cette exigence, souvent négligée sur les sorties en façade, conditionne le tirage et l'absence de refoulement de fumées.

La ventouse, sortie horizontale directe en façade, est possible avec certains appareils étanches, sous conditions strictes fixées par le règlement sanitaire départemental et par le règlement de copropriété. Elle est plus souvent refusée qu'acceptée en zone urbaine dense.

L'arrivée d'air

Un appareil de combustion consomme l'air du logement. Une amenée d'air spécifique est nécessaire, et elle devient obligatoire dans les logements étanches et récents.

Les appareils étanches, qui prélèvent l'air de combustion directement à l'extérieur par un conduit concentrique, sont la solution la plus sûre dans un logement bien isolé, et la seule compatible avec une ventilation double flux sans risque de dépression.

Le point est important : un poêle non étanche associé à une hotte aspirante puissante ou à une ventilation mécanique peut voir sa combustion perturbée et refouler des fumées dans le logement.

Distances de sécurité d'un poêle

Elles figurent sur la plaque signalétique de l'appareil et dans sa notice, et elles s'appliquent à la lettre : distance aux murs, au mobilier, aux matériaux combustibles, et à tout élément inflammable au-dessus et sur les côtés.

Le sol doit être incombustible ou protégé par une plaque dépassant devant la porte de chargement. Un plancher bois exige une protection dimensionnée.

La traversée de plancher ou de mur par le conduit impose un fourreau ventilé et le respect d'une distance de sécurité au bois de charpente, qui est la cause classique des feux de conduit tardifs.

Installateur de poêle à pellets

L'installation par une entreprise qualifiée RGE est la condition de la plupart des aides publiques. Elle est aussi ce que demandent les assureurs.

Le professionnel remet une attestation de conformité et, pour le conduit, un certificat mentionnant les caractéristiques du tubage. Ces documents se conservent : ils sont réclamés en cas de sinistre.

Un test de mise en service, avec mesure du tirage et réglage de la combustion, doit être réalisé à la fin du chantier. Un poêle livré et allumé sans réglage fonctionne mal et s'encrasse.

Copropriété et urbanisme pour un poêle

En copropriété, la création d'un conduit traversant les parties communes ou modifiant l'aspect de la façade ou de la toiture suppose une autorisation de l'assemblée générale. Le règlement de copropriété peut par ailleurs interdire purement et simplement les appareils à combustion.

Côté urbanisme, une déclaration préalable est nécessaire dès lors que l'aspect extérieur est modifié, sortie de toit, conduit en façade. En secteur protégé ou aux abords d'un monument historique, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France s'impose, et il peut refuser une sortie visible.

Ramonage et entretien obligatoires du poêle

Le ramonage du conduit est obligatoire, une à 2 fois par an selon le règlement sanitaire départemental, et il doit être réalisé par un professionnel qui délivre un certificat.

Ce certificat est exigé par l'assurance en cas d'incendie : son absence peut conduire à une réduction, voire à un refus d'indemnisation.

À cela s'ajoute l'entretien annuel de l'appareil par un professionnel : nettoyage complet des échangeurs, contrôle des joints, du motoréducteur, des ventilateurs et des sondes.

Monoxyde de carbone

Tout appareil à combustion présente un risque d'intoxication en cas de mauvaise évacuation des fumées. Les signes, maux de tête, nausées, vertiges, fatigue anormale touchant plusieurs occupants en même temps, imposent d'aérer immédiatement, de sortir du logement et d'appeler les secours.

Un détecteur de monoxyde de carbone, peu coûteux, est vivement recommandé dans tout logement équipé d'un appareil à combustion, quel que soit le combustible.

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